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Guide des paris sportifs : mes conseils

Après avoir remarqué qu’il y avait un nombre important de parieurs sportifs qui me suivaient, j’ai voulu partager mon expérience et mes connaissances de ce milieu en rédigeant cet article.

Il est important pour moi de souligner que PronoTennis.fr n’est pas un site orienté sur les paris sportifs. Mon objectif principal est de pouvoir parler d’un sport que j’aime et partager mes avis sur les matchs. Mes analyses ne sont donc jamais rédigées en fonction des cotes. Enfin, je n’ai aucun partenariat avec un bookmaker.

Sommaire


Intérêt des paris sportifs

En 2017, il y a eu plus de 3 millions de parieurs en France. Et ce chiffre ne fait qu’augmenter. Mais alors, qu’est-ce qui est aussi attirant dans les paris sportifs ?

L’argent facile

La source de motivation principale des parieurs est l’appât du gain. J’ai débuté dans les paris sportifs en ligne lorsque j’étais encore mineur (ouh le voyou). J’ai placé mes premières mises sur le site « Betandwin » (Bwin depuis 2006). À l’époque, je n’avais évidemment pas la même maturé dans les jeux d’argent. Cela me paraissait tellement facile de m’en mettre plein les poches en pariant sur mes sports favoris. J’avais des cœurs plein les yeux et des rêves plein la tête. Je me voyais déjà passer mes journées à regarder du sport à la télévision, dans une grande maison au bord de la mer. Sans oublier qu’il devait y avoir une grande piscine (avouez-le, vous y avez déjà pensé).

Après de nombreux mois (pour ne pas dire années) à jouer, il a bien fallu revenir à la réalité car les choses ne se passaient pas vraiment comme je l’avais prévu. Même si j’ai réussi à gagner un peu d’argent (et en profiter pleinement d’ailleurs), j’ai été loin des millions espérés (c’est fou ce qu’on peut avoir dans la tête lorsqu’on est jeune).

Cette catégorie regroupe sans aucun doute la majorité des parieurs sportifs.

S’amuser avant tout

Dans le milieu des paris sportifs, on trouve également des parieurs qui cherchent simplement à se divertir. Peu importe le gain qu’il y a derrière, le principal est de parier pour obtenir une sensation positive (et, avec un peu de réussite, un sentiment victorieux).

Ce type de parieur n’est pas forcément moins impliqué qu’une personne qui recherche avant tout à gagner de l’argent. Mais il a très certainement plus de recul avec les jeux d’argent. Pour lui, c’est une façon comme une autre de se divertir (vous la voyez venir la super combinaison de la mort ?).

Point commun


Qu’ils soient à la recherche d’argent facile ou d’un divertissement atypique, les parieurs sportifs ont tous une chose en commun. Il s’agit de l’émotion intense ressentie après avoir placé un pari et pendant la rencontre concernée. Vous l’avez déjà eu cette montée d’adrénaline, n’est-ce pas ?

Quel est le meilleur bookmaker pour parier ?

Ah, nous sommes à ma partie préférée. C’est à ce moment que je suis censé vous vendre du rêve en vous parlant de mon bookmaker préféré. L’objectif étant bien entendu de vous inciter à le rejoindre via un lien personnalisé qui me fera gagner des sommes astronomiques. Avec lui, vous pourrez tripler votre bonus en faisant simplement une danse du ventre sur la table de votre salon (cela fonctionne également avec celle de votre voisin).

Le bookmaker parfait n’existe pas…

Plus sérieusement, c’est une question qui revient très régulièrement. Tapez « meilleur bookmaker » sur Google et vous tomberez sur un paquet de sites qui vous proposeront des classements de bookmakers (avec, bien sûr, des liens publicitaires). Si vous regardez bien, vous vous apercevrez que le bookmaker numéro 1 n’est jamais le même selon le site que vous visitez. La raison est très simple : il n’y a pas de meilleur bookmaker.

… Mais il y a des points d’attention

Même si le bookmaker parfait n’existe pas, il y a des points à prendre en compte pour choisir le sien.

Vous trouverez ci-dessous une liste de quelques critères intéressants. Sachez qu’ils ne sont pas classés par ordre d’importance. Je pense que c’est un choix personnel. Un parieur doit mettre en avant les critères qu’il juge les plus importants.

  • Bookmakers agréés : On parle ici des bookmakers agréés par l’autorité de régulation des jeux en ligne, plus connu sous le nom “ARJEL”. Evidemment, cela ne vous concerne pas si vous ne résidez pas en France (toi petit étranger qui me lit, sois le bienvenu). Vous trouverez plus d’explications à ce sujet dans le chapitre suivant.
  • Ergonomie : Le parieur peut passer énormément de temps sur le site du bookmaker. Il peut être intéressant de s’y sentir à l’aise et de retrouver facilement ses petits.
    Être compatible avec les smartphones (éventuellement avoir une application dédiée) peut également être un élément déterminant dans le choix du bookmaker. Comme ça, après un échec, vous pourrez placer un nouveau pari sur un coup de tête et tout perdre ensuite (ça ne fait rire que moi ?).
  • Bonus : Lorsque l’on s’inscrit chez un nouveau bookmaker, il est toujours agréable de bénéficier d’un bonus. Il faudra faire attention à lire les conditions liées à cette offre (vous savez, les petites lignes que l’on trouve après quelques minutes de recherche) pour ne pas avoir de mauvaise surprise.
    Sinon, vous pouvez toujours vous inscrire sur tous les bookmakers pour profiter des bonus. Par contre, si vous manquez votre coup il faudra aller expliquer à votre conjoint que vous ne partirez pas en vacances car vous avez plombé les comptes de la famille.
  • Cotes : L’idéal est évidemment de pouvoir miser de l’argent sur la meilleure cote possible. Il y a évidemment des écarts selon les bookmakers.
    Les parieurs aux petites sommes y prêtent peu d’attention. Il faut dire que sur une mise de 10 euros, avoir une cote à 1.75 ou 1.80 ne change pas grand-chose. Nous verrons les choses différemment avec des mises plus conséquentes.
  • Diffusion de matchs en direct : Certains bookmakers diffusent en streaming et de façon légale des matchs. Il faut généralement avoir de l’argent sur son compte pour pouvoir y accéder. Oubliez vos liens pirates qui proposent des streamings tout moches.
  • Paris en direct : En plus de la diffusion en direct, vous avez la possibilité de placer des paris pendant un événement sportifs. Si vous avez souvent du flair, cela est fait pour vous.
  • Sports exotiques : Parce que le tennis ou le football ne vous suffit pas et que vous êtes également fan de billard et de water polo ? Alors ce critère aura de son importance.
  • Service client : C’est toujours agréable d’avoir un service client disponible et réactif. Bon, si c’est le même style que certaines sociétés françaises qui externalisent ce service dans un autre pays, il faudra avoir du temps devant vous. Ou parler comme l’extraterrestre dans E.T. (“E.T. téléphone maison”, vous vous souvenez les vieux ?).

Bookmakers agréés par l’ARJEL

En deux mots, l’Autorité de Régulation des Jeux En Ligne a été créée pour réguler, en France, les jeux d’argent sur internet. L’ARJEL a pour but de :

  1. Protéger les joueurs, en luttant notamment contre les addictions,
  2. S’assurer que les bookmakers soient réglo,
  3. Lutter contre la fraude, les sites illégaux et le blanchiment d’argent.

En suivant le lien ci-dessous, vous aurez accès à la liste complète des bookmakers agréés par l’ARJEL :

http://www.arjel.fr/-Liste-des-operateurs-agrees-.html

Il faut également savoir que l’ARJEL prélève une taxe sur les mises (une sorte de prélèvement à la source, et on adore ça). Cela explique que les cotes sur les sites agréés par l’ARJEL soient inférieures à ce que nous pouvons trouver chez nos pays voisins (il faut que les bookmakers y trouvent également leur compte). Très frustrant, n’est-ce pas ?

Jouer chez des bookmakers hors ARJEL ?

Officiellement, les Français ne sont pas interdit de jouer hors ARJEL. C’est plus malin que ça. En réalité, ce sont les bookmakers non agréés qui ne sont pas autorisés à proposer aux résidents Français l’accès à leur plateforme. Pourtant, nous pouvons trouver assez facilement des sites non ARJEL qui acceptent les Français.

Je ne conseille pas de jouer sur des sites non agréés. Les bookmakers les plus fiables vous refuserons l’accès, et la majorité des restants sont douteux. De plus, ils n’ont pas forcément les mêmes règles. Par exemple, l’abandon d’un joueur au tennis ne sera pas forcément compté comme un pari annulé. Ou alors, vous avez des chances pour que votre compte soit fermé sans explication et sans possibilité de récupérer l’argent que vous avez gagné (vous n’aurez plus que vos yeux pour pleurer).

Enfin, étant donné que ce que vous jouez hors ARJEL n’est pas taxé, il y a un flou concernant l’argent qui finira sur votre compte en banque. Il ne faudrait pas que l’Etat vienne sonner un jour à votre porte et vous demande de régulariser la situation. Déjà que votre femme vous en veut car vous avez bousillé toutes vos économies dans les paris sportifs.

Parier

Les éléments à prendre en compte

Un parieur pourra mettre du temps avant de placer un pari. En effet, il doit prendre beaucoup d’éléments en compte avant de se décider (certains jouent à pile ou face, mais je ne suis pas un adepte de cette stratégie).

PronoTennis.fr étant très orienté sur le tennis (si si, je vous assure), je vous propose de prendre ce sport comme exemple. Néanmoins, certains éléments peuvent également être utilisés pour d’autres sports.

Tout d’abord, les qualités sportives des joueurs sont obligatoirement à prendre en compte. Un joueur hors du Top 100 qui affronte le numéro 1 aura énormément de chance de perdre la rencontre (sauf si le mieux classé joue en marchant sur les mains et en tenant la raquette avec les pieds). Connaître un minimum les joueurs est la base d’une analyse. Je déconseille toujours de placer de l’argent sur une rencontre sans connaître les deux joueurs qui s’affrontent. Pour vous venir en aide, j’ai créé une base de données regroupant, entre autres, les points forts et les faiblesses de plus de 140 joueurs ATP. A vrai dire, il n’y a rien de plus efficace que de regarder beaucoup de matchs. Vous prenez votre pied sur un sport que vous aimez, et vous en apprenez d’avantage sur les joueurs (c’est royal). Votre instinct et les éléments suivants vous aiderons à faire le reste.

L’environnement est un facteur qui peut être déterminant dans un match de tennis. Il faudra prendre en compte la surface de jeu (un excellent joueur de terre battue ne l’est pas forcément sur gazon), mais aussi les conditions extérieures comme le fait de jouer en indoor ou outdoor (je voulais parler anglais car cela donne un style, mais traduisez cela « intérieur » ou « extérieur »), de le jouer en plein soleil, avec beaucoup de vent, etc. De plus, la localisation géographique du tournoi est très importante. En effet, un joueur local pourra être beaucoup plus difficile à battre étant donné que le public sera majoritairement pour lui (et cela transcende souvent les joueurs). C’est à ce moment-là que vous avez des mauvais souvenirs qui remontent à la surface (vous vous souvenez de la petite surprise qui vous a fait perdre votre combiné de 10 matchs et un gain potentiel qui comprenait 4 zéros ?).

Le tennis est un sport psychologiquement exigeant. De ce fait, la solidité mental du joueur est un élément non négligeable à prendre en compte. Un joueur qui gère mal le stress pourra rencontrer des difficultés dans le cas où il y a un enjeu important (une finale par exemple). Nous pouvons également mettre dans cette catégorie la confiance du joueur. Avant une rencontre, ce dernier n’aura pas la même approche s’il enchaîne 10 victoires consécutives ou 10 défaites. Dans ce dernier cas, il aura tendance à jouer moins relâché et cela aura un impact direct sur la qualité de son tennis. C’est d’ailleurs dans ces moments-là que l’entourage du sportif aura un rôle à jouer. Enfin, le caractère du joueur peut faire des différences (dans un sens comme dans l’autre d’ailleurs). Par exemple, un joueur caractériel aura plus de « cojones » pour se relancer dans une rencontre. Mais cela pourra également lui faire perdre sa concentration et le faire sortir de son match s’il s’énerve trop (coucou Fognini).

La motivation du joueur fait partie des points très difficiles à déterminer (d’ailleurs, c’est très lié au paragraphe du dessus). Pour évaluer la motivation d’un joueur, les parieurs ont tendance à regarder le niveau d’importance du tournoi dans lequel il évolue. Par exemple, un joueur du Top 10 n’aura pas forcément la même motivation dans un ATP 250 que lors d’un Grand Chelem. Sauf s’il revient de blessure et qu’il a besoin de points, ou encore s’il joue dans un tournoi qui lui tient à cœur (dans son pays par exemple). À l’inverse, si un habitué des ITF et des Challengers se retrouve dans un ATP 250, alors il pourrait être très motivé à l’idée d’évoluer dans cet événement. Par ailleurs, n’oublions pas que le joueur peut avoir des points à défendre ou à rattraper. Cela peut être une source de motivation supplémentaire.

Il y a des parieurs qui vont beaucoup plus loin dans leurs investigations (et ils ont raison) en suivant l’actualité des joueurs. Sachez que les réseaux sociaux ne servent pas qu’à espionner vos amis ou à vous faire passer pour une personne qui a une vie extraordinaire. Ils permettent également de rester connecté aux joueurs en consultant ce qu’ils partagent. Un Benoît Paire qui mange au Mac Do la veille d’un match et qui publie la photo de son hamburger n’est pas forcément un signe positif par exemple. Les interviews dans la presse sont également une mine d’informations à mettre en avant. Il est assez simple d’analyser le discours d’un joueur pour identifier un éventuel point d’attention.

Il faudra parfois prendre des pincettes avec les informations communiquées. En effet, certains joueurs sont malins et dévoilent peu de choses. De plus, il suffit qu’avant le match le bonhomme s’embrouille avec sa femme pour que sa motivation s’effrite (quelle idée d’oublier son anniversaire aussi). Et ça, à part lire l’avenir sur une boule de cristal, je ne vois pas comment on peut le savoir.

Aussi, un parieur devra analyser les statistiques des joueurs. C’est une source d’informations très intéressante. On peut assez simplement voir si un joueur rencontre des difficultés au service, ou pour réussir des coups gagnants par exemple.

Comme vous pouvez le constater, il ne suffit pas de regarder l’onglet « tête-à-tête » des sites de scores en direct pour savoir sur qui placer de l’argent. Cela va beaucoup plus loin. Cependant, même si nous pouvons orienter notre pronostic vers un joueur avec plus ou moins de confiance, nous sommes loin de la potion magique. Il y a une part d’imprévisibilité lié au sport (et ça, c’est beau !).

Solde (bankroll) et mises

La majorité des parieurs ont une mauvaise gestion de leur solde (également appelé « bankroll »), et les valeurs des mises sont aléatoires. Miser 10 %, 20 %, 50 % pour aller jusqu’à la totalité de son solde sur un même pari (« BIM ! All-iI mon gars ! »). Pourtant, sans une bonne gestion financière, le parieur sportif ne pourra pas être gagnant à long terme et passera la plupart de son temps à faire la tronche. Chaque parieur doit avoir une ligne de conduite et s’y tenir.

Avant toute chose, il faut accepter de perdre l’argent que l’on mise. Tous les parieurs perdent, mais il y en a peu qui arrivent à gérer correctement les périodes délicates. D’ailleurs, il est inimaginable de miser tout ce qu’on a sur le même pari car il n’y aura aucun moyen de se relever en cas d’échec (vous connaissez l’expression « il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier »). Avec un peu de chance, vous pourrez certainement réussir de jolis coups. Par contre, oubliez cette méthode si vous voulez durer dans le temps et éviter de sortir de l’argent de votre compte en banque toutes les semaines.

Ensuite, il ne faut plus parler en euros mais en pourcentage. Vous ne misez plus X euros, mais un pourcentage de votre solde. Il faut partir du principe que vous ne misez jamais plus de 10 % de votre solde sur un seul et même pari. Evidemment, cette technique ne fait pas rêver les petits parieurs car cela les obligent à jouer quelques euros seulement. Néanmoins, soyons objectif, il est impossible de gagner des sommes intéressantes sur la durée en partant d’un solde bas (à moins d’avoir, désolé pour ce manque de finesse, le cul bordé de nouilles).

Personnellement, j’ai déjà parié plus de 10 % de mon solde (et jamais plus de 20 %), mais cela se compte sur les doigts d’une main. C’était lorsque ma confiance était au plus haut niveau, et lors d’événements majeurs (non, pas lorsque je me prenais pour batman après quelques verres d’alcool).

Cette technique des “10 % max” permet de jouer sur le long terme et de pouvoir se relever en cas d’échecs consécutifs (rassurez-vous, tous les parieurs passent par cette étape). Enchaînez plusieurs paris perdus avec 50 % de mise à chaque fois et vous irez régulièrement dans la partie “Dépôts” de votre bookmaker préféré.

J’ai eu l’occasion de tester plusieurs techniques et celle-ci me permet de jouer sereinement, mais également sur la durée. Je ne prétends pas avoir la recette miracle. Libre à vous d’essayer plusieurs méthodes avant de trouver celle qui vous conviendra le mieux, que cela soit en termes de plaisir pur (n’oublions pas que c’est un jeu) que financièrement parlant.

Évaluation des risques

La dernière étape avant de valider un pari est d’évaluer le risque pour adapter la mise en conséquence.

Je vous propose ce petit tableau (fait maison) qui devrait vous aider très simplement à évaluer le risque d’un pari :

En résumé, plus vous avez confiance en votre pronostic et plus le risque est faible. Il est assez rare de jouer des petites mises sur des pronostics à forte confiance (case « Très faible »). À moins que vous soyez ce type de personne qui, au restaurant, prend toujours l’entrecôte avec des frites car il a peur d’être désagréablement surpris par autre chose.

Bien entendu, un risque faible ne veut pas dire qu’il n’y en a aucun. Il y a de nombreuses surprises dans le sport. L’objectif pour un parieur sera de les éviter ou, encore mieux, de les sentir pour en profiter. Pour ce dernier point, on parlera alors d’un pari à risque élevé qui aura été gagnant. Vous savez, c’est ce type de pari qui vous permet d’impressionner tous vos potes sur les réseaux sociaux avec la capture d’écran de votre gain important.

À l’inverse, plus vous misez une grosse somme et plus le risque augmente. Cela est également le cas lorsque le parieur fait un combiné : plus il y a de matchs dans le combiné, et plus le risque est élevée. Cela, même si les matchs ont une très bonne confiance et que la mise est basse.

L’évaluation du risque vous permettra d’adapter votre mise (en pourcentage du solde) :

  • Risque faible : entre 7 et 10 %.
  • Risque moyen : entre 4 et 7 %.
  • Risque élevé : entre 1 et 4 %.

Faut-il miser une somme importante sur une petite cote avec une confiance très élevée ? Cette question revient régulièrement. Je pense que cela dépend principalement de la mise. Mettre 1000 euros sur une cote à 1.20 permettra au parieur de gagner 200 euros (ce qui reste une somme intéressante), alors que miser 10 euros lui fera gagner 2 euros (et là, c’est beaucoup moins sexy). Il ne faut pas oublier que plus la mise est importante et plus le risque augmente. Les petites cotes sont, sur le papier, plus intéressantes pour les parieurs avec une bankroll élevée. Néanmoins, pour les joueurs modestes, ces petites cotes peuvent servir à deux choses :

  1. Les intégrer dans des combinés. Mais attention au risque qui augmente au fur et à mesure que l’on rajoute des matchs. Un combiné de 2 matchs peut avoir un risque faible. Un 3 matchs aura au minimum un risque moyen. Lorsqu’il y a 4 matchs ou plus, le risque sera systématiquement élevé.
  2. Pour le « fun » : la personne qui prend avant tout les paris sportifs pour un loisir pourra sans complexe placer quelques euros sur une petite cote. En cas de victoire, il sera satisfait et pourra partir faire une balade en vélo avec le sourire jusqu’aux oreilles.

Il faut savoir qu’un bon parieur est capable de sentir qu’il y a un coup à jouer à certains moments. Parfois, il voudra faire du freestyle avec ses mises dans le but de profiter d’une occasion (comme un pronostic évalué très risqué qu’il sent bien). Le parieur placera alors une mise exceptionnelle (entre 5 et 10 % pour un pari risqué) afin de jouer le coup à fond. Je déconseille fortement de réaliser ce genre d’opération lorsque vous êtes dans une période négative (un enchaînement de paris perdus par exemple). Sauf si vous avez besoin de tester un peu plus l’efficacité de votre cœur.

Pour terminer, un bon parieur n’hésitera jamais à placer aucun pari les jours où il n’y a pas de match intéressant (ou si les matchs qu’il a sélectionnés sont évalués trop risqués). Se forcer à parier pour éviter une journée vierge est souvent une source d’échecs (et donc de perte d’argent). Gardez votre sang-froid.

Est-il possible de vivre des paris sportifs ?

Nous sommes très nombreux à y avoir pensé (la grande maison avec piscine, souvenez-vous). Ce serait le pied de gagner sa vie en regardant du sport à la télévision. Malheureusement, je vais devoir vous faire redescendre sur terre.

En 2017, on estimait le nombre de parieurs professionnels à 2 % seulement. Il s’agit-là des joueurs qui ont quitté leurs jobs pour se consacrer pleinement aux paris, et non ceux qui conservent leur emploi à côté.

Pour vivre des paris sportifs, il faut évidemment maîtriser tous les éléments décrits jusqu’à présent dans ce dossier. Mais il faut également avoir une bankroll suffisamment importante (pour ne pas dire énorme). N’espérez pas vivre de cela avec une bankroll de 1000 euros. Les parieurs professionnels ont une bankroll qui s’approche sans exagération des 20 000, 50 000 voir même 100 000 euros. Dans le chapitre « Parier », je vous expliquais que la mise ne devait pas dépasser 10 % du solde. Sachez qu’un parieur professionnel dépassera rarement les 5 %.

Ensuite, et c’est un point non négligeable à prendre en compte pour les Français, aucun parieur professionnel ne résident en France. L’ARJEL a évidemment sa part de responsabilité avec les limites en place (pour protéger les joueurs) et les faibles cotes liées à la taxe.

Enfin, si vous commencez à gagner beaucoup d’argent, les bookmakers finiront par limiter vos mises. Vous n’aurez plus la possibilité d’effectuer certains paris en misant de grosses sommes (500 euros, 1000 euros, voir plus). Ce sera refusé par le bookmaker. Par contre, et c’est certainement la chose la plus frustrante, la même mise importante pourra être acceptée si vous placez un pari beaucoup plus risqué (une cote supérieur à 2 par exemple). En réalité, tous les bookmakers (du moins les .FR) se réservent le droit de plafonner le montant des mises sans devoir donner plus d’explication.

Vivre des paris sportifs en France est sans doute impossible. Cependant, cela ne nous empêche pas de gagner des sommes d’argents très confortables. Si vous êtes solide, vous pourrez assez facilement vous faire quelques milliers d’euros par an pour vous offrir de belles vacances (imaginez madame en train de choisir le camping-car de ses rêves sur le catalogue en ligne).

Échecs et dérives

Malheureusement, tout le monde ne gagne pas de l’argent en jouant aux paris sportifs (pour le plus grand bonheur des bookmakers). Il y a deux raisons principales à cela :

  1. Le parieur ne maîtrise pas assez bien le sport qu’il joue. Il ne suffit pas de suivre sur Facebook « Les meilleurs tipsers de l’univers », il faut également savoir sur quoi on place de l’argent.
  2. Le parieur est mentalement fébrile. Il a dû mal à tenir sur le long terme car il ne se donne aucune règle, ou il ne respecte pas celles qu’il s’est donné (“après tout, les règles sont faites pour être transgressées non ?”).

« Je vais me refaire »

C’est une des plus grosses erreurs que peut faire un parieur : ne pas accepter l’échec et penser que l’on peut récupérer immédiatement l’argent perdu. C’est dans ces moments-là que le parieur veut forcer son destin et oublie toutes les règles qu’il s’est imposées (« cette fois c’est promis, encore une fois pour rattraper le coup et je joue plus prudemment ensuite ». Tu parles.).

Pourtant, un bon parieur doit impérativement accepter la défaite (c’est du sport et même les meilleurs peuvent perdre). Il doit également prendre le temps de comprendre cet échec, pour voir s’il n’est pas passé à côté de quelque chose de déterminant.

Pour gagner aux paris sportifs, les parieurs sont obligés d’être solide mentalement (tout comme au tennis d’ailleurs). S’ils ont du mal à garder le cap, cela devient beaucoup plus compliqué. Dans ce cas, ils peuvent se retrouver dos au mur.

La limite à ne pas dépasser

Jouer de l’argent comporte des risques. Tout le monde n’a pas cette capacité à prendre du recul avec les jeux d’argent (encore moins lorsque l’on perd).

Il me semble primordial de rappeler qu’un parieur doit jouer de l’argent seulement s’il en a les moyens. Il est inacceptable de mettre sa situation personnelle et familiale en difficulté parce qu’on a décidé de jouer toutes ses économies ou, pire, fait appel au petit bonhomme vert pour jouer à crédit.

Il y a énormément d’abus dans le monde des paris sportifs, et plus globalement des jeux d’argent. Les joueurs sont hypnotisés par les gains potentiels et par l’idée de se refaire rapidement après une défaite. Il ne prennent plus de recul avec le jeu et ne sont plus objectif lorsqu’il s’agit d’analyser un match (« Il est sur une jambe mais c’est pas grave, la cote est dingue ! »).

Les joueurs qui prennent conscience de cela on fait le plus gros du chemin. Lorsqu’on est dans la difficulté, il faut savoir arrêter les frais. Cependant, lorsque l’addiction est trop importante, faire appel à une aide extérieure ne sera pas une mauvaise idée. Pour cela, vous pouvez vous appuyer sur le site joueurs-info-service.fr, mais également appeler le numéro suivant pour obtenir une aide personnalisée : 09.74.75.13.13 (de 8h à 2h).

N’ayez pas honte ! Soyez fier d’avoir cette volonté de changer les choses et de repartir vers l’avant. Il y aura des jours meilleurs.

Le mot de la fin

Si vous avez lu l’intégralité de ce dossier (bravo et merci), vous vous êtes certainement rendu compte qu’il ne suffisait pas de très bien connaître un sport pour gagner de l’argent aux paris sportifs. La maîtrise de ce jeu d’argent n’est pas simple et demande du temps.

Avant de parier de l’argent, il ne faut pas penser qu’au côté sportif. Il y a une réflexion plus globale à avoir. Il faut savoir gérer son solde correctement afin de pouvoir jouer et gagner sur la durée. Prendre le temps d’évaluer les risques est également déterminant pour affiner les mises et ne pas jouer n’importe comment. Enfin, il sera important de connaître dès le départ son objectif de jeu (pour l’argent ou pour le fun) afin de pouvoir se donner des limites à ne dépasser sous aucun prétexte.

Pour finir, n’oubliez pas qu’en tant que parieur, vous n’êtes pas obligé de jouer tous les jours. Faites parler votre instinct. Ne vous forcez pas à jouer « parce qu’il n’y a que ça » alors que vous ne le sentez pas.

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